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Parteipolitik

Les partis «pas égaux devant la loi»

Les uns se disent enthousiastes, malgré le stress. Les autres s’estiment lésés face aux délais. Le compte à rebours est donc lancé. D’ici moins de trois mois, les électeurs seront appelés aux urnes pour élire un nouveau Parlement. En attendant, les partis devront passer à la vitesse supérieure pour préparer au mieux le scrutin, après avoir gentiment commencé, en début d’année, à penser aux législatives de … mai 2014. Comment les petits partis, moins gâtés côté budget et ressources humaines s’en sortent-ils? Un reportage de Christiane Kleer pour Le Quotidien.

Ce sera la première campagne électorale pour les pirates. Or, le parti a probablement battu tous les records en publiant son slogan électoral au mois de mai déjà. «Si nous avons fondé le parti pirate après les législatives de 2009, c’était justement pour être prêts au prochain scrutin. Puis, quand l’affaire du SREL est apparue, nous avons aussitôt demandé de nouvelles élections, et il fallait donc forcément être prêts à temps», explique Jerry Weyer, responsable de la campagne électorale du Parti pirate.

Or cela n’empêche pas que les prochaines semaines ressembleront à une véritable course contre la montre. D’après la loi électorale, les listes des candidats devront être déposées, «au moins soixante jours avant le scrutin», aux tribunaux d’arrondissement compétents. Pari presque gagné pour les pirates, dont les listes du Nord et de l’Est ont même déjà été votées par les congrès des circonscriptions en question. Mais reste un défi  : collecter, également avant le 20 août, les cent signatures par circonscription.

Ce qui est également prévu dans la loi électorale, article 135 : «Les candidats sont présentés conjointement, soit par cent électeurs inscrits dans la circonscription, soit par un député élu dans la circonscription (…) soit par trois conseillers communaux élus dans une ou plusieurs communes de la circonscription». Autrement dit, un parti sans mandataire élu, comme le Parti pirate, doit rassembler 400 signatures pour pouvoir se présenter dans les quatre circonscriptions. «Ce ne sont pas les signatures qui posent problème, mais le délai. D’autant que le tribunal d’arrondissement ne nous a pas encore fait parvenir le bon formulaire. En tant que petit parti, le côté administratif des législatives est plus difficile à maîtriser», note Jerry Weyer.

Parallèlement, les pirates devront finaliser leur programme au cours des semaines à venir, mais aussi surveiller de près la collecte de fonds lancée sur leur site web. Car sans député, un parti ne touche pas de subventions étatiques. «Pour l’instant, nous avons récolté 4 792 euros de dons, mais nous espérons arriver à 25 000», explique encore Jerry Weyer.

Une campagne plus modeste que prévu

Techniquement, le Parti communiste luxembourgeois (KPL) est actuellement dans une situation comparable à celle des pirates. Mis à part le fait qu’ils sont plus expérimentés en la matière et qu’ils ont trois conseillers communaux dans la circonscription du Sud. «Mais dans les autres circonscriptions, il faudra aller collecter les cent signatures», note Ali Ruckert, le président du KPL.

Son parti, qui ne préconisait pas l’organisation de nouvelles élections, estimant «que cela ne changera rien», devra changer son fusil d’épaule. «Nous voulions présenter des listes ouvertes aux prochaines législatives, avec des candidats qui sont de gauche mais pas forcément membres de notre parti. Mais cela s’avérera désormais beaucoup plus compliqué», regrette Ali Ruckert, estimant que la campagne du KPL sera forcément plus modeste que prévu. Du coup, le président du KPL n’hésite pas à fustiger la législation. «La loi électorale doit être changée, les partis ne sont pas égaux devant la loi»

En effet, l’ambiance est déjà bien plus décontractée auprès de la Gauche et de l’ADR. Petits partis, ils sont toutefois présents à la Chambre. Ce qui leur donne droit à une dotation étatique certes modeste mais permettant, par exemple, de payer du personnel. Puis, quand le budget est plus limité, une campagne électorale courte ne peut qu’être un avantage. «Dans une campagne courte, les petits partis arrivent mieux à faire jeu égal avec les grands», indique Joëlle Gianotte, responsable de la campagne électorale de l’ADR, qui témoigne d’une ambiance plutôt «détendue» au sein de son parti, «malgré les troubles des dernières semaines». Enfin, les listes seront finalisées ce soir et le programme – celui de 2009 sera simplement adapté –suivra.

«Pas besoin de sondage»

Le porte-parole de déi Lénk, David Wagner, reconnaît que les élections représentent un certain défi. Sans pour autant y voir de flagrant désavantage, si ce n’est la pression du temps. «Nous avions proposé de prolonger le délai du dépôt des listes d’un mois. Un délai de soixante jours, c’est exagéré», note David Wagner. Quoi qu’il en soit, les listes de la Gauche sont quasiment prêtes. «Cette fois-ci nous avons même eu l’obligation désagréable de refuser des candidats, tellement ils étaient nombreux.» Déi Lénk, lui, aborde cette campagne de manière «enthousiaste», «optimiste». Enfin, le stress fait partie du jeu. Puis, Davis Wagner conclut : «Contrairement aux autres partis, notre programme changera peu, cela a toujours été ainsi, même s’il sera retravaillé. Nous n’avons pas besoin de faire des sondages pour savoir ce qui est en vogue.»

(Source: lequotidien.lu)

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