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Kommentar, SREL

Se passer du SREL, est-ce une option raisonnable?

Fabien Grasser,Est-ce bien raisonnable pour le Luxembourg de vouloir se passer d’un service de renseignement, comme le demande le député déi Lénk Serge Urbany? L’élu de la Gauche est bien le seul à en être venu à cette conclusion après de longs mois d’enquête de la commission parlementaire sur le SREL, observe Fabien Grasser dans un éditorial du Quotidien le mardi.

Pour les autres, CSV, LSAP, DP, déi gréng et ADR, le Grand-Duché doit pouvoir faire face à la menace terroriste, à l’espionnage étranger ou encore protéger ses intérêts économiques. Dans un sens, ils n’ont pas tort : les relations internationales ne sont pas un conte de fées. «Les renseignements, cela ne se partage pas, cela s’échange», avait déclaré en mai dernier François Heisbourg, un expert sollicité par la commission d’enquête parlementaire sur le SREL. Autrement dit, un pays, s’il veut peser dans l’arène internationale, a besoin d’un service secret.

Serge Urbany est-il dès lors un doux rêveur ignorant des réalités de ce monde? Ce serait sans doute lui faire injure que de le croire naïf au point de ne pas connaître et comprendre les arguments plaidant en faveur du maintien du SREL.

S’il ne s’agit pas de naïveté, sa revendication s’apparente dès lors à une utopie. À un projet de monde idéal qui, dans ce cas, serait suffisamment pacifié pour se passer de services secrets.

Pour déi Lénk, cette doléance s’inscrit dans un discours cohérent qui inclut aussi la sortie du Luxembourg de l’OTAN : le pacifisme.

Ce terrain fut longtemps occupé par l’écologie politique dont il est un principe fondateur. Dans ce sens, voir aujourd’hui le député déi gréng François Bausch se prononcer en faveur du maintien du SREL ne manque pas d’ironie. Mais les verts entendent se présenter en possible parti de gouvernement et veulent précisément se défaire de cette image d’utopistes qui leur colle encore à la peau.

Si l’utopie constitue un horizon réputé hors de portée, elle montre parfois le chemin à suivre vers un monde qui, à défaut d’être idéal, serait un peu meilleur. Ce qui n’est déjà pas négligeable à un moment où la politique se polarise autour de seules logiques comptables. Qui, elles, ne font rêver personne.

(Source: lequotidien.lu)

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