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Analyse

La parité sur les listes électorales remise à demain

Le Jeudi 17/31Les associations militant pour une meilleure représentation politique des femmes montent au créneau alors que les partis présentent ou peaufinent leur liste de candidats et candidates. «Vont-ils introduire la parité sur leurs listes?» s’interroge le CID-Femmes. La réponse est rapide et limpide: non. Pour les élections anticipées d’octobre, les femmes sont, une fois encore, sous-représentées. Une analyse d’Oliver Tasch parue dans l’hebdomaire Le Jeudi.

Pour l’heure trois partis ont publié des listes complètes et, dans deux cas, et non des moindres, on est très loin de la parité.

Ainsi, le LSAP compte à peine 16 candidates (26,7%) et aucune tête de liste féminine. En dessous de son quota annoncé de 30%. Le CSV ne fait guère plus avec 31,7% (19 femmes) mais tout de même une tête de liste, dans l’Est, avec Françoise Hetto-Gaasch, la ministre de l’Egalité des chances.

Il n’y a guère que les Verts qui atteignent une parité presque parfaite, avec 29 femmes et 31 hommes, mais aussi avec un système tête de liste bicéphale homme-femme. Système que les libéraux et I’ADR ont également adopté, mais ils n’ont pas encore publié leur liste.

Le CID-Femmes s’appuie sur les études les plus récentes des observatoires des élections législatives, européennes et communales: il existe un lien entre le nombre de candidates et le taux d’élues.

Actuellement le gouvernement compte 26% de femmes, et à la Chambre, élue en 2009, il y a 20% de femmes. Sur les listes, il y avait alors 34,1% de femmes. Si l’on se penche sur le classement européen, le pays fait pâle figure, une mauvaise 19e place sur 26.

Sans contrainte, pas d’équilibre

Le CID-Femmes, tout comme le Conseil national des femmes, exige la mise en place d’un quota d’au moins 40%. Evidemment, l’instrument que pourrait constituer un système de quotas sur les listes électorales est loin d’être la panacée. Pour l’association, il faut que les femmes soient plus visibles pendant la campagne électorale. Elle préconise ainsi une présence paritaire dans les médias, et ce, aussi bien dans les émissions commanditées par le gouvernement que dans celles organisées à 1 initiative propre de la presse.

De l’avis du CID-Femmes, tant qu’il n’existe pas de contrainte législative en la matière, c’est aux partis qu’il revient d’assurer l’équilibre hommes-femmes dans les médias.

Et, si la question du renouveau politique est sur toutes les lèvres, celui-ci ne peut pourra pas se faire sans légalité des sexes, pense l’association. « Une approche misant sur la parité en politique constitue tout simplement un gage de démocratie. Une société qui se passe délibérément de la compétence et de la force créative de la moitié de sa population gâche des opportunités et des chances nécessaires pour relever et résoudre les nombreux défis qui l’attendent», écrit le CID-Femmes. Pour renforcer son argumentaire, il se base sur l’exemple de nos voisins français. Chez eux, depuis 2000, pour les élections européennes, régionales et municipales dans les communes de plus de 3.500 habitants, les listes doivent être alternativement composées d’hommes et de femmes. Résultat: lors des élections régionales de 2010, 48% des élus étaient des femmes. Une évolution constante après les scrutins de 1998 (27,1%) et 2004 (47,6%). Evidemment, là encore, le tableau n’est pas tout rose aux plus hauts niveaux de responsabilités. En 2010, seules deux régions sur 26 sont présidées par des femmes.

Pour le Luxembourg, côté pouvoir non plus, les statistiques ne sont pas folichonnes. Elles sont seulement 4% dans les conseils d’administration.

Diskussionen

Ein Gedanke zu “La parité sur les listes électorales remise à demain

  1. Déi Fro vun der Paritéit ass eng ganz komplizéiert an et gëtt hei kee Patentrezept. Dat Fraen duerchaus eng Chance hunn, wann se sech engagéiren ass zB bei der CSV Suessem ze gesinn, wou vun 3 Gemengeconseiljeen 2 Fraen sinn, an dat obschonn nëmmen 1/3 vun de Kandidaten weiblech waren.

    De Problem ass net méi an der Männerwelt, ma eichter bei de Fraen ze fannen. D’Fraen machen iwwert 50% vun der Bevölkerung aus. Géingen d’Fraen massiv Fraen op de Lëschte wielen, dann wären och d’Fraen iwwerproportional representéiert.

    Déi Fraen awer, déi nëmmen opgrond vu Quoten op Lëschte kommen fillen sech selwer net richteg valoriséiert. Keng Fra soll op enger Lëscht sinn, well se eng Fra ass, mä well se eppes kann. Déi Fraen déi ech aus der Politik kennen, sinn keng Quotefraen an brëngen et färdeg, sech ze behapten. An dat op Gring, Rout oder Orange (Schwarz).

    Am Jugendparlament sinn iwregens och d’Fraen ennerrepresentéiert! Firwat? Do muss ee sech mellen an dann ass ee Member. An da muss ee just op d’Sëtzungen ze goen, fir Member ze bleiwen! Wou also froen ech elo CID-femmes ass hei de Problem? Do muss de CID-femmes usetzen, aplats emmer direkt no gesetzleche Quoten ze verlangen.

    Verfasst von Lucien | 01.08.2013, 16:56

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