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Interview, Parteipolitik

Yves Cruchten (LSAP): «La campagne se joue d’abord sur le terrain»

Yves CruchtenLe LSAP est l’un des premiers à avoir révélé son slogan, «Loscht op muer», une phrase empreinte d’optimisme selon le directeur de campagne du LSAP, Yves Cruchten, qui décode cette courte phrase comme un appel à construire l’avenir ensemble: «L’envie de demain passe par la prise en main de notre avenir et pas par la seule gestion quotidienne du présent. Tout le monde se sent concerné par ce slogan.» Dominique Nauroy continue le sérial de wort.lu sur les choix stratégiques des partis politiques.

Il ne s’agit pas pour autant de renier le travail qui a été fait conjointement avec le CSV. «On a bien travaillé, il y a eu une bonne collaboration, mais il faut changer de cadence, réformer certains chantiers de l’Etat, moderniser l’Etat, repenser les institutions, réformer la politique, repenser certains de nos automatismes.»

Le programme, en train d’être évalué, ne pousse cependant pas à la surenchère, assure M. Cruchten. «Je crois que les partis s’accordent sur le fait que la période n’est pas propice à la multiplication des cadeaux électoraux.»

L’accord est un pas dans la bonne direction

Un peu déçu de l’accord intervenu entre partis notamment pour limiter les dépenses engendrées par la campagne, il aurait aimé en voir un mieux négocié: «En d’autres circonstances, nous aurions eu cinq ou six mois pour le ficeler avant l’échéance électorale. François Bausch avait déposé une proposition de loi pour limiter complètement l’affichage public, interdire des spots audiovisuels (en dehors des créneaux proposés par le SIP, ndlr) et le LSAP était prêt à y souscrire mais la campagne a démarré tout de suite et les partis avaient déjà opté pour certaines solutions. L’accord reste malgré tout un pas dans la bonne direction», conclut Yves Cruchten, vers une modération des dépenses, précisant qu‘ «il s’agit tout de même de deniers publics». La loi électorale prévoit un remboursement des frais de campagne, à partir du moment où un siège au moins a été remporté à la Chambre.

Le LSAP «renonce» à 450 affiches, soit les 450 chevalets qui avaient été mis en place lors de la campagne de 2009. Avec cette nuance toutefois: les sections peuvent, si elles le souhaitent, y recourir. Le parti devrait se cantonner à un peu plus d’une centaine d’affiches sur panneaux dédiés et ne compte pas, à ce jour, acheter d’espace télé – radio en dehors des quatorze minutes accordées aux partis.

Réseaux sociaux: une réelle stratégie reste à définir

Il n’y a pas encore de stratégie «réseaux sociaux» à proprement parler même si Etienne Schneider dispose d’une page créée par le parti. En revanche «nous n’avons pas réservé d’espace publicitaire sur Internet».

A l’instar de ses confrères des autres partis, Yves Cruchten pense que la campagne se joue d’abord sur le terrain et les réunions électorales doivent être l’occasion, le lieu par excellence d’un échange entre électeurs et candidats. «Nous donnerons également rendez-vous à des événements bien précis pour discuter avec les candidats et notre tête de liste sur l’avenir du pays.»

Mais comment convaincre sur un temps aussi court, avec des thèmes de campagne «moins évidents que dans les années 1970»? «L’exercice ne peut pas commencer le 16 septembre et avec des spots de quinze secondes. Il faut se montrer honnête tout au long de sa vie politique et avoir un cap clair et précis.»

Le prochain grand rendez-vous du LSAP se joue précisément le 16 septembre, début officiel de la campagne mais aussi jour de congrès pour le parti, au cours duquel sera présenté le programme électoral.

Que diront alors les politiciens venus serrer les mains des badauds lors de la braderie de  Luxembourg programmée le 2 septembre? «Ils seront là d’abord pour écouter et recueillir les idées que les citoyens auront à cœur de leur transmettre, qu’ils soient ou non sympathisants du LSAP. En 2009, nous en avions ainsi intégré plusieurs. De plus en plus, les gens peinent à s’engager sur le long terme mais chacun peut contribuer de façon brève à la politique sur un sujet bien précis, c’est possible».

Six manifestations nationales seront organisées aux quatre coins du pays, en plus de réunions électorales organisées en circonscriptions.

Parité: peut mieux faire

Seize femmes, c’est toujours une de plus qu’en 2009 – et une de plus qu’au DP –, mais face à 44 hommes, le déséquilibre est manifeste. Yves Cruchten souligne la difficulté d’établir des listes en temps record et préfère insister sur le taux de renouvellement de l’ordre de 40%, sur des listes également plus jeunes.

Le LSAP a décidé de capitaliser sur l’image d’Etienne Schneider, tête de liste de la circonscription centre mais qui sera également la figure de proue du parti dans l’ensemble du pays. Le choix apparaît logique dans un contexte de crise persistante et au cœur d’une campagne où l’économie devrait être le sujet principal. La diversification économique sera l’un des piliers du programme présenté par le LSAP.

(Source: wort.lu)

Diskussionen

Ein Gedanke zu “Yves Cruchten (LSAP): «La campagne se joue d’abord sur le terrain»

  1. „Six manifestations nationales seront organisées aux quatre coins du pays“

    Mol dovunner ofgesinn, dat eist Land keen 4-Eck ass, mecht dat also 1,5 Manifestatioune pro Eck…🙂

    Verfasst von Lucien | 20.08.2013, 13:15

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