//
du liest...
SREL

L’opposition insiste sur une réforme du SREL

François Bausch et Alex BodryFrançois Bausch (déi gréng) ne lâche pas prise. Alex Bodry (LSAP) non plus. Les recommandations contenues dans le rapport sur le SREL doivent être suivies d’effets. Ce n’est pas le cas pour l’instant puisque le ministère d’État, selon Radio 100,7, n’a toujours rien fait. En attendant, de nouvelles réunions de la commission d’enquête parlementaire et de la commission de contrôle du SREL sont convoquées et ce n’est pas du goût de Gilles Roth, le chef de la fraction CSV, qui y voit des manœuvres politiques en pleine campagne électorale. De quoi agacer François Bausch, rapporte Geneviève Montaigu pour Le Quotidien ce mardi.

Tous les partis, sauf le CSV, ont voté en faveur du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les dysfonctionnements du Service de renseignement de l’État (SREL). C’est dire que l’opposition, avec les socialistes, partenaires de la coalition gouvernementale, réclamait des comptes au gouvernement et reconnaissait la responsabilité du Premier ministre, Jean-Claude Juncker, dans cette affaire qui a déclenché les élections anticipées du 20 octobre prochain.

Dans la presse nationale mais surtout internationale, on pouvait lire dès le lendemain que le gouvernement de Jean-Claude Juncker était démissionnaire, mais on sait depuis longtemps que c’était une erreur de le penser. Le gouvernement est bel et bien en place et travaille comme si rien ne s’était passé. «Les dysfonctionnements du SREL ne seraient plus qu’une bagatelle qu’il faut vite oublier», commente François Bausch, président de la commission de contrôle parlementaire du SREL et rapporteur de la commission d’enquête sur ce même service.

Le temps est compté

L’hebdomadaire allemand Der Spiegel, comme le rapportent nos confrères du Tageblatt, a révélé qu’une contribution d’un pigiste du site internet de la fondation Konrad-Adenauer (www.kas.de) très critique envers Jean-Claude Juncker a été retirée de la toile dans la mesure où l’article concluait à la responsabilité du Premier ministre dans cette affaire et évoquait ses défaillances dans la gestion du dossier. La fondation, il est vrai, est liée au mouvement chrétien-démocrate, la CDU, que Jean-Claude Juncker soutient ardemment.

Mais ce qui irrite surtout François Bausch, c’est que les recommandations de la commission d’enquête ne sont toujours pas suivies d’effets. «C’est la raison pour laquelle nous avons convoqué une réunion de cette commission, toujours en place jusqu’au 6 octobre, date de la dissolution de la Chambre, afin d’en savoir plus», explique-t-il.

La seule action du gouvernement qui fonctionne tout à fait normalement a été d’adopter un arrêté grand-ducal le 26 juillet dernier, sur la gestion des données du SREL et sans consulter les députés de surcroît.

«On a l’impression que le gouvernement met du temps à mettre en place les recommandations», estime le chef de la fraction parlementaire des verts qui sait que le temps est compté car les mesures disciplinaires réclamées par les députés peuvent être frappées d’un délai de prescription.

L’autre raison de la colère de François Bausch reste l’attitude de Gilles Roth, chef de la fraction CSV au Parlement, qui accuse aussi bien Alex Bodry (LSAP) que François Bausch de faire de cette convocation un motif de campagne électorale. «C’est drôle de voir comment Gilles Roth interprète le contrôle parlementaire du gouvernement», poursuit François Bausch qui n’a pas franchement envie d’en rire. Il rappelle que le gouvernement a décidé de rester en place et qu’il était du rôle des députés d’en faire autant pour assurer son contrôle.

«Toutes les commissions parlementaires doivent fonctionner. La commission d’enquête est en place aussi longtemps que la plénière n’a pas décidé qu’elle a fini ses travaux et elle sera dissoute automatiquement le 6 octobre, trois semaines avant les élections», rappelle-t-il. Et il enfonce le clou en martelant que c’est bien le CSV qui a voulu ces élections anticipées en refusant d’adopter le rapport de la commission d’enquête.

«J’ai convoqué deux réunions de la commission de contrôle parlementaire du SREL, j’ai mis deux points à l’ordre du jour en rapport avec la NSA et les contrôles normaux que le SREL doit nous faire parvenir selon la loi. Je sais que les effectifs du SREL aimeraient que la réforme passe assez vite avec des nouvelles règles, car ils souhaitent travailler et ils ont un grand intérêt à ce que la réforme se fasse au plus vite», explique François Bausch.

(Source: lequotidien.lu)

Diskussionen

Es gibt noch keine Kommentare.

Hinterlasse eine Antwort

Trage deine Daten unten ein oder klicke ein Icon um dich einzuloggen:

WordPress.com-Logo

Du kommentierst mit Deinem WordPress.com-Konto. Abmelden / Ändern )

Twitter-Bild

Du kommentierst mit Deinem Twitter-Konto. Abmelden / Ändern )

Facebook-Foto

Du kommentierst mit Deinem Facebook-Konto. Abmelden / Ändern )

Google+ Foto

Du kommentierst mit Deinem Google+-Konto. Abmelden / Ändern )

Verbinde mit %s

Unsere Facebook-Seite

%d Bloggern gefällt das: